Melissa Aldana – Visions

Sortie le 24 mai 2019
Label : Motéma Music
Mission : Relations presse, Label management

Pour son premier album à la tête de son quintet, la saxophoniste Melissa Aldana, récompensée par le prestigieux Thelonious Monk award et proche de la chanteuse Cecile McLorin Salvant (qui signe la pochette de l’album), a puisé son inspiration dans la vie et l’oeuvre de Frida Kahlo. Sur Visions, la Chilienne installée à New York, alterne avec brio attaques de grande intensité et plages plus contemplatives qui laissent une grande place à l’improvisation. Elle crée de très riches paysages soniques qui résonnent avec une grande humanité, palpable tout au long de l’album.

“Pour moi, Frida Kahlo est de ces artistes qui montrent tout ce qu’ils sont à travers leur art. Il y est question de beauté et de laideur, du fait d’être une femme, de religion, de politique, d’histoires d’amour, de sexualité mais surtout de la nécessité de s’accepter en tant qu’individu. C’est ce qui m’a inspiré pour écrire cette musique” révèle Melissa Aldana.

Dès ses débuts avec un saxophone à l’âge de six ans (d’abord à l’alto puis au ténor après la découverte de Sonny Rollins), Aldana a voulu reproduire la musique de ses héros, qu’ils s’appellent Don Byas ou Mark Turner. En tant que jeune peintre, elle recopiait les oeuvres de ses deux artistes préférés, Frida Kahlo et Oswaldo Guayasamin. Encore adolescente, elle est invitée par Danilo Perez à se produire au Panama Jazz Festival ; en 2009, fraîchement diplômée de Berklee, elle emménage à New York. À 24 ans, après l’enregistrement de son deuxième album, elle remporte la Thelonious Monk International Jazz Saxophone Competition, le Wahington Post dire d’elle qu’elle incarne “de nouveaux possibles pour le jazz”.

Ces deux dernières années, Aldana a eu l’occasion de jouer sa musique dans des contextes très différents, tout autour du globe, à la tête de son quintet. Formé par des musiciens qui s’admirent les uns les autres, le groupe est aujourd’hui un ensemble d’explorateurs qui arpentent avec virtuosité des paysages musicaux dessinés par Melissa Aldana.

Ambassadeur d’une certaine idée du jazz mondial, le quintet d’Aldana a joué aux journées internationales du jazz de Thaïlande et de Hong Kong et s’est engagé dans un échange d’idées musicales et d’inspiration artistique sur presque tous les continents, de Madrid à Perth en passant par le festival hollandais So What’s Next?, tout en jouant régulièrement dans des clubs mythiques de New York comme le Birdland et des lieux émergents de la Grosse Pomme tels que le Miller Theater au sein de l’Université de Columbia.

“Visions: For Frida Kahlo”, une pièce originale commandée à Melissa Aldana par la Jazz Gallery dans le cadre de son programme de résidence pour artistes émergents, a été créée en juin 2018 et a reçu un accueil des plus enthousiastes. Visions, le premier album d’Aldana pour le label Motéma (Ben Wendel, Mark Guiliana, Stefon Harris) en est une émanation.

L’idée de Visions a germé alors que Melissa Aldana tentait d’explorer de nouvelles directions dans un souci de redéfinir sa voix et sa raison d’être en tant qu’artiste. Frida Kahlo est apparue comme une figure tutélaire évidente dans ce cheminement. “Comme les oeuvres de Kahlo et Guayasamin, cet album est devenu un chemin pour ma propre identité et mon expression” précise Aldana. “J’espère que cette contribution est la première étape d’une oeuvre qui me permettra d’exposer mes concepts et mes convictions”.

La composition intitulée “Visions” est emblématique de l’album auquel elle donne son titre. Ce mouvement est une représentation musicale des recherches qu’Aldana a mené sur sa propre identité – un processus auquel chaque artiste est confronté et qui charrie des sentiments de douleur, de méfiance, d’excitation et de soulagement. Elle explique : “expérimenter à la fois harmoniquement et rythmiquement en laissant libre cours à des moments de mouvement effréné tout en gardant un sens de l’ordre et de la structure est l’une des façons que j’ai trouvées pour conjurer le désordre, les conflits et les contradictions déchirantes qui sont au coeur de cette recherche d’identité.”

“La Madrina” s’intéresse au concept de “marraine” qui est apparue à Frida Kahlo au long de sa vie et lui a laissé le choix entre vivre avec une douleur inévitable causée par une polio infantile, un terrible accident de bus, des fausses couches et la gangrène (brutalement dépeints dans l’un de ses plus célèbres tableaux, The Broken Column) et mourir en paix. Cette composition traite de la subtile mais essentielle différence entre les choix que nous faisons activement et ceux que nous sommes amenés à faire et comment ces choix, pour le meilleur et pour le pire, en viennent à façonner nos histoires personnelles. “Pour comprendre la complexité de nos choix de vie, les combats de Kahlo et mes défis personnels, j’ai écrit une musique faite de couches de tension et de résolution, méticuleusement arrangée et j’ai aussi imaginé de longues séquences improvisées avec des arrangements plus spontanées qui en épousent la forme” explique Aldana.

Personnel : Melissa Aldana (saxophone ténor), Sam Harris (piano, Rhodes), Pablo Menares (basse), Tommy Crane (batterie), Joel Ross (vibraphone)

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