Mark Guiliana – Beat Music! Beat Music! Beat Music!

Sortie : 12 avril 2019
Label : Motéma Records
Mission : Relations presse, label management

 

Le batteur déjà culte Mark Guiliana (présent sur le Blackstar de David Bowie) poursuit son exploration de la musique électronique avec son collectif BEAT MUSIC, sous l’influence de Squarepusher et Aphex Twin.

Élevé par le New York Times au rang de “batteur unique autour duquel un véritable culte s’est créé”, Mark Guiliana infuse son esprit aventurier, sa palette musicale éclectique et son don pour l’invention musicale spontanée dans ce nouvel album de son projet BEAT MUSIC. Capable de jouer avec virtuosité du jazz acoustique, tout autant qu’une forme de musique électronique qui dépasse les frontières des genres, Guiliana est devenu ces dernières années un collaborateur clé pour de nombreux artistes emblématiques, comme Brad Mehldau, Meshell Ndegeocello, Donny McCaslin, Matisyahu et bien sûr le regretté David Bowie.

Le collectif BEAT MUSIC créé par Mark Guiliana est plus qu’un groupe – c’est une véritable communauté d’artistes vivante. Durant la décennie écoulée, le batteur a rassemblé autour de lui une famille de musiciens qui partagent la même passion pour la musique électronique sans frontières, qui puise sans limite dans la créativité de l’instant T portée par l’improvisation jazz. Le 12 avril, Mark Guiliana sort sur Motéma le troisième volet de ce vaste projet musical : BEAT MUSIC! BEAT MUSIC! BEAT MUSIC!. Une appellation sans compromis qui ne doit rien au hasard : ce nouvel album est une exploration audacieuse et vigoureuse de grooves infectieux, de paysages cinématographiques captivants, d’atmosphères et de textures singulières.

Pour concrétiser son ambitieuse vision, Guiliana a enrôlé une liste de collaborateurs devenus depuis partie intégrante du projet BEAT MUSIC, incluant des artistes tout-terrain comme Chris Morrissey, Stu Brooks, Jonathan Maron et Tim Lefebvre ; les claviers Jason Lindner, BIGYUKI et Jeff Babko ; les producteurs Troy Zeigler et Steve Wall ; ainsi que des samples de spoken word de Cole Whittle, Jeff Taylor et de Gretchen Parlato, la femme de Guiliana.

“Je me sens incroyablement chanceux d’avoir autour de moi des gens que je considère faire partie de mes musiciens préférés. C’était important d’avoir tous ces artistes sur cet album, pour tous les voirs récompensés des centaines d’heures de concert que nous avons passées ensemble, à improviser et à se découvrir mutuellement”, précise Guiliana.

BEAT MUSIC! BEAT MUSIC! BEAT MUSIC! n’est pas construit à partir d’improvisations, au sens traditionnel du terme, comme celles que l’on peut retrouver sur Jersey, le précédent album de Guiliana. La musique a été entièrement composée par Mark, enrichie de ses interactions avec chacun des musiciens impliqués. Mais ces derniers ont tout apporté quelque chose d’essentiel au mix final, un souffle, une attitude, de sorte que dans chaque ligne écrite, chaque note jouée en ressort renforcée par cette approche personnelle.

“Même quand je demande aux musiciens dans BEAT MUSIC de jouer une partie du morceau, je leur demande vraiment de la jouer à leur manière. La musique y est entièrement composée mais elle se nourrie d’improvisations microscopiques présentes partout. Dans chaque note on peut retrouver des choix musicaux sur l’articulation d’un passage, la durée d’une note, les endroits où de l’espace est laissé, une myriade d’aspects comme ceux-ci. On ne peut pas considérer ça comme de l’improvisation au sens jazz du terme, mais dans le style de musique que nous pratiquons, ces choix engendrent des changements cruciaux sur le résultat final. Aucune des décisions que je pourrais prendre ne serait aussi pertinente que ce que ces musiciens là ont choisi de faire; ils donnent réellement vie à la musique”.

Mark Guiliana est venue à la musique électronique par des chemins détournés. Devenu batteur après le choc de la découverte du grunge de son adolescence – Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden (dont le batteur, Matt Cameron, finira par embaucher Guiliana pour son propre projet solo des années plus tard) -,Guiliana découvre le jazz au lycée ; la complexité, les nuances et la diversité de cette musique le captivent. Délaissant le relatif isolement de sa petite ville du New Jersey, c’est à son arrivée à la William Paterson University qu’il entend pour la première fois Feed Me Weird Things, le tout premier album du producteur pionnier Squarepusher. Une découverte qui ouvrit tout un nouveau monde de possibilités musicales pour Guiliana, qui entreprit de se lancer dans la découverte de la musique électronique en parallèle du jazz.

Quelque soit le projet qu’il mène de front, Guiliana cherche toujours à intégrer à sa musique ces trois influences majeurs, en proportions différentes : l’énergie brute et l’intensité du grunge, la recherche spirituelle permanente de John Coltrane et la curiosité musicale sans limite de Miles Davis, les manipulations musicales marquantes et les hybridations uniques de Squarepusher et d’Aphex Twin.

Ces influences ont convergé de manière différente selon les projets, le long de la carrière de Guiliana : d’un côté du spectre, avec son Jazz Quartet, de l’autre avec BEAT MUSIC. Entre ces deux projets, une multitude de combinaisons ont vu le jour, depuis son duo électro-acoustique Mehliana avec Brad Mehldau à la collaboration de Guiliana au sein du groupe chargé d’électronique de Donny McCaslin ; jusqu’à leur participation, accompagnés de Jason Lindner et Tim Lefebvre, à l’ultime Blackstar de David Bowie ; de l’avis même de ce dernier largement influencé par Los Angeles Improvisations, le précédent album de BEAT MUSIC sorti par Guiliana en 2014.

“Être dans la même pièce que David et le regarder travailler a réveillé quelque chose de puissant en moi”, se souvient Guiliana. “Il cherchait cet équilibre parfait entre un résultat qu’il voulait obtenir et une ouverture d’esprit maximale qui créait un environnement démocratique très stimulant. Ca peut sembler contradictoire dit comme ça mais il parvenait à se balancer si magnifiquement entre les deux pour parvenir à créer l’art auquel il croyait, je dois dire qu’aujourd’hui j’essaie de continuer à porter ça en moi”.